La vision industrielle est principalement axée sur la vision par ordinateur dans le cadre des procédés de fabrication industriels : elle permet de traiter des images de manière automatisée. Par exemple, dans les usines des caméras peuvent être montées sur des lignes de production afin d’inspecter visuellement des produits en temps réel sans intervention d’un opérateur humain. Ces caméras sophistiquées fonctionnent avec des connecteurs électriques spéciaux, les connecteurs BNC qui sont particulièrement adaptés pour transmettre des signaux vidéo analogiques et numériques de très haute qualité. Un système de vision industrielle peut être constitué d’un certain nombre de caméras qui capturent, interprètent et signalent tout problème grâce à un système de contrôle dont le seuil de tolérance est prédéterminé.

De nombreuses entreprises emploient déjà des systèmes d’inspection automatisés afin d’accroître l’efficacité et la qualité des processus de fabrication industrielle. Mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg : de nombreuses nouvelles applications pour la vision industrielle ne cessent d’émerger, que ce soit pour trier le bétail, ou effectuer le tri, l’emballage et l’expédition de colis. Et la vision industrielle ne sera bientôt plus confinée aux usines : les consommateurs vont commencer à voir ce type de système apparaitre dans les magasins.


Un exemple de la vision industrielle du futur : le shopping automatisé

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Bientôt la fin des scanneurs traditionnels…? Photo: U.S. Navy photo by Photographer’s Mate 1st Class Michael W. Pendergrass


Vous avez sans doute déjà eu affaire à une caissière de supermarché qui vous demande d’identifier les mystérieux produits frais que vous essayez d’acheter – quand vous n’avez pas la possibilité de les peser, de les emballer et de rajouter l’autocollant qui les identifie. Une fois que vous avez identifié tel ou tel légume, la caissière doit saisir manuellement son code. Mais il y a plusieurs entreprises, dont Toshiba, qui veulent simplifier ce système grâce à la vision industrielle. Il existe en effet des prototypes de scanneurs capables d’identifier instantanément les articles d’épicerie de tous types en fonction de leur seule apparence.

Au lieu d’avoir d’un faisceau laser qui lit les codes barres, ce nouveau type de scanneur « à reconnaissance d’objets » est équipe d’une caméra. Celle-ci filtre le « bruit de fond » (les signaux parasites) de l’image qu’elle prend grâce au connecteur BNC, de sorte qu’elle ne voit que les objets qui sont posés près de sa lentille sur un fond noir neutre. En utilisant un logiciel de reconnaissance de formes, le scanneur a appris à reconnaître les différentes variétés de fruits et légumes, ainsi que des produits emballés et des coupons. Il peut le faire même si ces produits sont tenus près de l’appareil pour une durée relativement courte, et même s’ils ne sont pas absolument immobiles.


Étant donné qu’il ne serait pas réaliste de demander au personnel des supermarchés d’apprendre au système à reconnaître chaque produit de leur magasin, le scanneur sera plutôt livré avec une base de données préinstallée de produits. Comme la liste des produits frais change avec la saison, il faudra une année complète pour compiler cette base de données.


Toshiba est en train d’affiner la technologie, de sorte que son scanneur puisse être plus rapide et « lire » facilement des objets à des distances différentes